PascalDufrenoy

PascalDufrenoy

 Né en 1959 dans les Flandres françaises, où je vis toujours.
Issu d'une famille ouvrière modeste, j'ai eu une enfance bercée par ce monde du Nord, sans biens matériels, mais riches d'humanité et de fraternité, auquel je suis très attaché.
Mon père, employé du bâtiment, a construit quantité de maisons, mais n'a jamais pu posséder la sienne. Cela ne l'a pas rendu plus malheureux. Ce fut un homme foncièrement bon et mon meilleur ami.
Marié et père de deux filles de 18 et 13 ans, je travaille à la rédaction sportive d'un quotidien régional. J'ai pas mal bourlingué pendant très longtemps, un peu partout pour le travail ou pour rencontrer des gens.
Je vis dans un quartier cosmopolite et convivial,  un grand "melting pot" … Intéressant…

J'aime bien  les gens qui ont une histoire. Je m'efforce à l'humanisme, ce qui est très difficile souvent dans notre début de siècle.
Optimiste très triste,et pessimiste parfois fort gai. Mes origines flamandes me poussent aux extrêmes, je suis comme ma terre pleine de contrastes : je peux passer de la gaudriole au drame, l'important c'est de ne jamais se prendre au sérieux. "La vie n'est, en somme, qu'une bonne farce. Nous sommes tous des masques de carnaval.
Grand arpenteur des villes, avec l'âge j' éprouve plus souvent le besoin de me retirer. L’amour-passion pour la mer, les côtes rocheuses et sauvages, et la pointe du cap Gris-Nez me voit souvent arpenter leurs chemins escarpés. J'ai toujours écrit, depuis tout petit… et puis vers trente ans j'ai commencé à tenir mon journal : Le Féminin Pluriel. Cela a été un nouveau déclic, depuis, je ne me suis plus arrêté, l'écriture me sert de thérapie. Ce sont des images, des impressions, des flashes, sans jugement jamais, même si certaines choses dans le monde me font frémir. L'écriture est un artisanat au même titre que la peinture ou la sculpture, je ne fais pas de différence... Une création pour une émotion, et surtout le plaisir de créer, d’imaginer un univers de « possibles » différent... Hors des dogmes et des écoles qu'il faut fuir afin d'éviter la sclérose. Partisan du voyage immobile et de pouvoir marcher en dehors des chemins bordurés. Je n'ai pour seule ambition que la possibilité d'être un raconteur d'histoires, par le biais du poème, de la nouvelle et de la prose plus particulièrement. J'aime avant tout l'anecdote et le petit détail qui fait basculer une histoire ordinaire vers des horizons fantastiques.
J'ai une grande passion pour la peinture naïve, la sculpture, l'art brut, spontané. L'art ne doit pas être trop intellectualisé à mon humble avis, ce qui compte c'est l'émotion qu'il procure.
Comme beaucoup de monde, ce n'est pas très original, je suis indigné par la violence du monde, le regain d'intolérance et les combats pour des idéologies mystiques et réductrices. Je ne peux me taire face au "lissage" des civilisations et pense qu'il faut préserver toutes les cultures. Cela me semble fondamental.
Je me sens humaniste, je fuis les concepts trop intellectuels et crains la sécheresse du cœur. Mes origines me poussent à être du côté des humbles. Je n'adhère pas aux dogmes quels qu'ils soient. Longtemps athée, je suis aujourd'hui un mystique sceptique. Enfin, je crois, rien n’est moins sur sous les cieux tourmentés du Nord. J’aime à déambuler aux côtés des grands anciens Owen, Ray, Poe et ce vieux Lovecraft, derrière un vieux saule têtard, il y a toujours un spectre qui guette chez nous… Amitiés

Pascal DUFRENOY